ile de batz dragon
HISTOIRE ET PATRIMOINE
ile de batz dragon
Ile de Batz photo

Au XIXème siècle, la condition des îliens semble figée : la femme travaille la terre, l'homme vit de la mer (marins de commerce, marins d'Etat, pêcheurs). Vers la fin du siècle, ce schéma s'estompe. L'île malgré son isolement, n'en subit pas moins l'influence extérieure, notamment par l'intermédiaire des activités maritimes. En effet, dès la deuxième moitié du XIXème siècle, la marine marchande à voile est de plus en plus concurrencée par les nouveaux moyens de transport (bateau à vapeur, chemin de fer...). Il est donc nécessaire de s'orienter vers de nouvelles activités. C'est pourquoi beaucoup de marins îliens émigrent vers les grands ports français ( Le Havre, Rouen...). Aujourd'hui, de ces gens de la mer, il ne reste qu'une petite communauté de pêcheurs et un nombre restreint de marins. Cette vocation maritime déclinante a fait place au cours du temps à l'activité aujourd'hui primordiale de l'île : L'agriculture. Polyculture et élevage caractérisaient l'agriculture îlienne auXIX ème siècle.

Ile de Batz  Lever de soleil
La coiffe apellée Tog Heol
Toull ar Zarpant
Le port
Ile de Batz photo
Z32 sur les rocher de Raouveur
Ile de Batz photo
Ile de Batz SNSM
Le Chenal
Dès les années 1860-1870, plusieurs agriculteurs s'installent sur l'île. Ils viennent de la région légumière de Roscoff/Saint Pol de Léon qui, dès cette époque, produit divers légumes. La forte densité de population, la cherté et le manque de terre incitent certains à émigrer vers des zones encore libres. L'Ile de Batz convient à ces paysans - jardiniers. Les cultures traditionnelles (lin, avoine, blé...) régressent au profit des cultures légumières (pommes de terre). Mais le caractère saisonnier provoque des périodes de chômage et favorise des courants d'émigration saisonnière. C'est pourquoi beaucoup d'îliens partent comme vendeurs d'oignons en Angleterre. Dès 1920, les îliens s'en vont faire des campagnes sucrières dans le Nord de la France.
ile de batz dragon
L'Ile vue de Roscoff
ile de batz dragon

 

 

Croix de Saint-Pol

ILE DE BATZ : la petite histoire

La légende affirme qu'il y eut jadis dans l'île un dragon qui exerçait des ravages terribles. Aux premiers siècles de l'ère chrétienne, Pol Aurélien, venant d'Ouessant arriva à Batz pour y exercer son ministère. Le gouverneur de l'île supplia le saint de délivrer le pays de ce monstre horrible. Pol y consentit. Avec un gentilhomme du canton de Cléder, qui lui servait de guide, il se dirigea, vêtu de ses ornements sacerdotaux, vers l'antre de la bête. Arrivé là, il lui ordonna de sortir. Le dragon ne se fit pas prier mais son accueil fut assez peu engageant. Il avança vers les deux téméraires. C'est ce que Pol attendait. Sans se laisser intimider par la fureur de l'animal, il lui entoura la cou de son étole. Aussitôt le dragon se calma. Mené par cette laisse improvisée, il suivit docilement le saint et poussa la complaisance jusqu'à disparaître dans la mer. On montre encore au nord de l'île, à l'endroit qui porte le nom de " Toul ar sarpent ", le Trou du Serpent, la griffe du dragon dans la pierre. Les deux héros furent récompensés. Le gentilhomme reçut le privilège, pour lui et ses descendants, d'aller à l'église l'épée au côté lors de certaines fêtes religieuses. Quant à Pol, il reçut de nombreux présents dont un palais qu'il transforma en monastère. Mais il ne se borna pas à ce premier miracle ; c'est lui qui fit jaillir une source dans l'île, il guérit trois aveugles, deux muets et un paralytique. Après sa mort, vers l'an 600, il fut enterré à Saint-Pol-de-Léon. L'histoire révèle encore que des incursions anglaises, au XIV ème siècle, vinrent troubler la vie de l'ile. Les Iliennes en répoussèrent une en braquant leurs barattes à beurre dans les anfractuosités des rochers. Un vieil adage îlien prétend : " Ni trois, ni cent anglais ne me font peur ". La révolution, dans l'île, ne passa pas sans laisser de trace. Ainsi de 1793 à 1799, on procédait à des inhumations sans prêtre. Les îliens rechignèrent aussi à héberger les soldats qui venaient leur enlever tout. Cette hostilité aux soldats n'empêcha pas les îliens de donner la chasse à des frégates anglaises. En 1940, quelques îliens traversèrent la Manche pour rejoindre le général de Gaulle à Londres.

Ile de Batz photo
Chapelle Sainte-Anne
Ile de Batz  Trou du Serpent
Tombe préhistorique au Jardin Georges Delaselle
Ile de Batz  Jardin Georges Delaselle
Ile de Batz  Phare
La maison du Corsaire