Drapeau GWENN HA DU symbolisant la partition linguistique de la Bretagne

HISTOIRE ET PATRIMOINE

Drapeau GWENN HA DU symbolisant la partition linguistique de la Bretagne
Chapelle Sainte-Anne Ile de Batz  Trou du Serpent Ile de Batz photo Tombe préhistorique au Jardin Georges Delaselle La maison du Corsaire
La légende affirme qu'il y eut jadis dans l'île un dragon qui exerçait des ravages terribles. Aux premiers siècles de l'ère chrétienne, Pol Aurélien, venant d'Ouessant arriva à Batz pour y exercer son ministère. Le gouverneur de l'île supplia le saint de délivrer le pays de ce monstre horrible. Pol y consentit. Avec un gentilhomme du canton de Cléder, qui lui servait de guide, il se dirigea, vêtu de ses ornements sacerdotaux, vers l'antre de la bête. Arrivé là, il lui ordonna de sortir. Le dragon ne se fit pas prier mais son accueil fut assez peu engageant. Il avança vers les deux téméraires. C'est ce que Pol attendait. Sans se laisser intimider par la fureur de l'animal, il lui entoura la cou de son étole. Aussitôt le dragon se calma. Mené par cette laisse improvisée, il suivit docilement le saint et poussa la complaisance jusqu'à disparaître dans la mer. On montre encore au nord de l'île, à l'endroit qui porte le nom de " Toul ar sarpent ", le Trou du Serpent, la griffe du dragon dans la pierre. Les deux héros furent récompensés. Le gentilhomme reçut le privilège, pour lui et ses descendants, d'aller à l'église l'épée au côté lors de certaines fêtes religieuses. Quant à Pol, il reçut de nombreux présents dont un palais qu'il transforma en monastère. Mais il ne se borna pas à ce premier miracle ; c'est lui qui fit jaillir une source dans l'île, il guérit trois aveugles, deux muets et un paralytique. Après sa mort, vers l'an 600, il fut enterré à Saint-Pol-de-Léon. L'histoire révèle encore que des incursions anglaises, au XIV ème siècle, vinrent troubler la vie de l'ile. Les Iliennes en répoussèrent une en braquant leurs barattes à beurre dans les anfractuosités des rochers. Un vieil adage îlien prétend : " Ni trois, ni cent anglais ne me font peur ". La révolution, dans l'île, ne passa pas sans laisser de trace. Ainsi de 1793 à 1799, on procédait à des inhumations sans prêtre. Les îliens rechignèrent aussi à héberger les soldats qui venaient leur enlever tout. Cette hostilité aux soldats n'empêcha pas les îliens de donner la chasse à des frégates anglaises. En 1940, quelques îliens traversèrent la Manche pour rejoindre le général de Gaulle à Londres.
Croix de Saint-Pol Ile de Batz  Phare Ile de Batz  Jardin Georges Delaselle
ILE DE BATZ : la petite histoire
La légende affirme qu'il y eut jadis dans l'île un dragon qui exerçait des ravages terribles. Aux premiers siècles de l'ère chrétienne, Pol Aurélien, venant d'Ouessant arriva à Batz pour y exercer son ministère. Le gouverneur de l'île supplia le saint de délivrer le pays de ce monstre horrible. Pol y consentit. Avec un gentilhomme du canton de Cléder, qui lui servait de guide, il se dirigea, vêtu de ses ornements sacerdotaux, vers l'antre de la bête. Arrivé là, il lui ordonna de sortir. Le dragon ne se fit pas prier mais son accueil fut assez peu engageant. Il avança vers les deux téméraires. C'est ce que Pol attendait. Sans se laisser intimider par la fureur de l'animal, il lui entoura la cou de son étole. Aussitôt le dragon se calma. Mené par cette laisse improvisée, il suivit docilement le saint et poussa la complaisance jusqu'à disparaître dans la mer. On montre encore au nord de l'île, à l'endroit qui porte le nom de " Toul ar sarpent ", le Trou du Serpent, la griffe du dragon dans la pierre. Les deux héros furent récompensés. Le gentilhomme reçut le privilège, pour lui et ses descendants, d'aller à l'église l'épée au côté lors de certaines fêtes religieuses. Quant à Pol, il reçut de nombreux présents dont un palais qu'il transforma en monastère. Mais il ne se borna pas à ce premier miracle ; c'est lui qui fit jaillir une source dans l'île, il guérit trois aveugles, deux muets et un paralytique. Après sa mort, vers l'an 600, il fut enterré à Saint-Pol-de-Léon. L'histoire révèle encore que des incursions anglaises, au XIV ème siècle, vinrent troubler la vie de l'ile. Les Iliennes en répoussèrent une en braquant leurs barattes à beurre dans les anfractuosités des rochers. Un vieil adage îlien prétend : " Ni trois, ni cent anglais ne me font peur ". La révolution, dans l'île, ne passa pas sans laisser de trace. Ainsi de 1793 à 1799, on procédait à des inhumations sans prêtre. Les îliens rechignèrent aussi à héberger les soldats qui venaient leur enlever tout. Cette hostilité aux soldats n'empêcha pas les îliens de donner la chasse à des frégates anglaises. En 1940, quelques îliens traversèrent la Manche pour rejoindre le général de Gaulle à Londres.